dimanche 31 août 2014

Pause !



Après 11 500 km depuis le 1er janvier, pause de quelques jours (sans vélo) à La Clusaz avec nos petits enfants.
Oxygénation, détente et reprise de la marche, cool, afin de réveiller certains muscles, au repos sur le vélo.
L’horizon 2015 se profile, déjà le temps de tracer sur la carte nos futures virées…. 
Le Lac des Confins (1450m) offre un cadre exceptionnel. Il est aussi le théâtre du célèbre Défi-Foly, compétition insolite qui vient clore la saison d'hiver.
La chaîne des Aravis et son point culminant, la pointe Percée 2750 m.

Le dessert qu’il faut déguster… la tarte aux myrtilles… incontournable !
Les « sonnailles » sont des cloches forgées ou formées à l’aide de plaques soudées. Ces cloches légères sont généralement fabriquées en tôle de fer rivetée, cylindrique ou en forme de coupe.
Le terme « clarines » s’applique aux cloches de bovin en bronze ou laiton de fonderie qui sont plus lourdes.

jeudi 7 août 2014

Sur les pavés du Saint Gothard....


Ce mercredi 6 aout 2014, lever 4 heures !
Côté météo, j'ai le feu vert.
Je me transporte en solitaire à l’extrémité orientale de la Suisse romande, via St Gingolph, Sion, Brig, dans la vallée de Conches. (3 heures de voiture)
Mon objectif, découvrir la route du Saint Gothard par le Val Trémola sur les pavés.
Entre le col du Nufnen et le col de la Furka
Je voudrais emprunter au moins une fois ce passage mythique qui traverse les gorges de Schöllenen et la vallée aride d'Urseren pour arriver au col.
 
Je pose la voiture à Reckingen...

...l'un des villages typiquement valaisans, avec leurs maisons de bois brunis par le soleil...
...après quelques kilomètres d'échauffement dans la vallée, premier obstacle, le col du Nufenen...
14 km (8% et 10%) sur une route large et un empilement de virage dans le final, spectaculaire !
avec une vue vertigineuse sur la vallée. C’est assez grisant et on en oublie un peu l’effort.
Col le plus haut du massif alpin suisse
Col reliant le canton du valais au canton du tessin, le panorama est grandiose avec une vue impressionnante sur la chaîne des Alpes Bernoises.
Descente rapide vers Airolo sur des dalles de béton, très inconfortable avec des fissures, grande prudence.
A la sortie d'Airolo, j'attaque le Val Trémola, ce passage mythique et historique des alpes depuis l’époque romaine...
...pavée et vieille de 150 ans, c’est un vrai chef-d’œuvre de génie civil...
...la partie supérieure de la Tremola est "hors norme" avec des lacets très courts s’entrecroisant.
...le rendement n’est pas top, mais là on prend son temps.
Je crois que je me suis arrêté tous les 2 lacets pour faire des photos et admirer cette œuvre d'art.
Ça secoue pas mal, mais reste gérable...par temps sec !
La pente de 7% était adaptée pour le passage de la diligence postale tirée par 5 chevaux vers 1840...
Monument dédié au célèbre aviateur Guex, tombé pour la patrie dans la région alpine du Saint-Gothard
Ouf ! un bon casse-croûte après le régime "pavés"
Magnifique descente vers Andermat, dans le canton d'Uri...
...avant la remontée du col de la Furka assez pénible, flot de voitures cars et motos dans les deux sens.
Un col à grand spectacle assez difficile, 13 km   6% à 10%
En fond de vallée, Gletsch, et les lacets du  col du Grimsel
Le Rhône prend sa source ici, dans le glacier du Rhône à une altitude de 2209 m...
...le fleuve termine son long périple de 812 kilomètres en Camargue dans la Méditerranée.
Retour dans la Vallée de Conches. 120 km  3 cols, D+ 3100m dans des paysages funambulesques...
...à n'effectuer, si possible, que par beau temps. il serait dommage de passer ces cols sans visibilité, et pire...sous la pluie.
Fin de journée sous des nuages bien menaçant.

lundi 28 juillet 2014

Le Mont Blanc...pas vu !


Tour du Mont Blanc en vélo de route

Samedi 19 juillet, départ en tenue d’été.
 Lundi 21 juillet, retour en tenue d’hiver.
Nous étions prévenus, pour dimanche et lundi des risques forts en raison d’une météo calamiteuse.
 Alerte aux très fortes pluies orageuses, à la grêle, au vent, à la neige  et l’important risque d’avalanches.   
La neige annoncée dès 2800 m ne devrait pas nous perturber, le Col du Gd. St. Bernard est à 2469 m.
Go! c’est parti pour 400 kilomètres et 8 cols, en France, Suisse et Italie…
La réputation des "Monte-tout" n'est plus à faire, ils vont le prouver...
...quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins, à bicyclette...
...après le col de saxel, passage du deuxième col...

...jusque là tout va bien...
...au col du Corbier (7km avec des passages à 10%), on bascule dans la vallée d'Abondance jusqu'au Pas de Morgins.

Le lac de Morgins très apprécié !
Ici on passe en Suisse...

Il nous reste 55 kilomètres pour rejoindre notre hôtel...
La cryothérapie vous connaissez ? stimulé par le froid, le corps se décontracte et se revigore.

Après 147 kilomètres et D+ 2650m, accueil chaleureux au gîte "Le Catogne".
Dimanche 20 juillet, changement de décor pour attaquer les 25 kilomètres d'ascension du col du Grand-Saint-Bernard...
JOS prend son envol !

Les derniers kilomètres très pentus avec pluie (limite neige), vent, brouillard à 2400 m d'altitude !
Les cuisses chauffent, les doigts sont gelés, mais on va le passer ce col !

Au col du Grand-Saint-Bernard se trouve l’hospice du même nom érigé il y a près de mille ans sur cette
importante voie de communication entre la Suisse et l’Italie. Le monastère est en particulier très connu pour
ses chiens «sauveteurs».
Pas de moine, pas de chien pour nous accueillir, système D dans les anciennes écuries de l'hospice avant d'affronter les 40 kilomètres de descente vers Aoste.

Ici ne passent que des GUERRIERS...

...Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard en mai 1800 avec 40 000 hommes.
Après une descente périlleuse, remontée par la vallée d'Aoste, on retrouve une route sèche...pas pour longtemps...

Au passage j'ai découvert le col de San Carlo (10km à 10%) très très dur...
...avant la montée du Petit-Saint-Bernard sous la pluie...

Pluie et brouillard, les photos panoramiques, on oublie !

De 1860 à 1909, l’hospice du Petit-Saint-Bernard, alors en territoire italien, a été dirigé par l'abbé Pierre Chanoux. Ce dernier, passionné de botanique, réalisa en face de l'hospice un petit jardin alpin, baptisé Chanousia en l'honneur de son fondateur.


Statue de saint Bernard de Menthon et l'hospice au Col du Petit-Saint-Bernard. Etape à L'Auberge du Val Joli à Seez. 144 km D+ 3717m
Lundi 21 juillet, départ au pied du col, sous un ciel bien chargé...
... on quitte la Tarentaise pour rejoindre le Beaufortin, 1100 mètres de dénivelé...

...attention dans la descente, brouillard, route mouillée et marmottes effrontées !
Le lac de Roselend, entre les nuages...
...la chapelle St. Marie Madeleine campe depuis 1962 sur le bord de la route qui surplombe le lac de Roselend. C'est la réplique de celle qui se trouva immergée lors de la mise en eau du barrage en 1960.

A Beaufort, sous une forte pluie, décision est prise, on ne montera pas le col des Saisies, ni le col des Aravis. Retour par les vallées, Albertville, Ugine, Annecy.
Ravitaillement de luxe à Albertville.

Nous étions tous un peu frustrés de devoir rentrer par les pistes cyclables...mais sécurité avant tout.

On s'est consolé avec la côte de Talloires.

Dernière journée, 152 km et D+2137m. Bravo à tous ! Grand merci à Daniel Forte, notre "papa poule" dans son bus, et à qui nous devons toutes ces photos. Rendez-vous est pris pour l'année prochaine, mais...dans l'autre sens.